Salaire des fonctionnaires : Le point d’indice revalorisé entre 0,7 et 1%

, par Michel DECAYEUX

le 17 mars 2016 AFP

FONCTION PUBLIQUE

Les syndicats de fonctionnaires ont rendez-vous ce jeudi avec la ministre de la Fonction publique Annick Girardin... Le Premier ministre Manuel Valls l’avait annoncé ce mardi. Le point d’indice du salaire des fonctionnaires va être débloqué. « Il y aura un geste significatif sur le point d’indice, gelé depuis 2010 et qui sert au calcul des rémunérations des fonctionnaires », a-t-il déclaré.

« Ni les montants, ni le calendrier » ne sont fixés, a indiqué le ministère après des chiffres parus dans la presse mentionnant une possible « hausse comprise entre 0,5 % et 1 %, soit 1,75 milliard d’euros pour l’ensemble de la fonction publique ». Les syndicats réclament entre 1,2 et 8 % Selon RTL, l’arbitrage devrait se faire entre 0,7 et 1 %. Une augmentation de 1 % de ce point d’indice représente un coût de 2 milliards d’euros pour le budget de l’État.

Les syndicats de fonctionnaires, qui ont rendez-vous ce jeudi avec la ministre de la Fonction publique Annick Girardin, réclament eux entre 1,2 et 8 %. « Nous ne sommes pas irresponsables », aurait déclaré l’entourage de la nouvelle ministre, cité par RTL, en reconnaissant que les fonctionnaires ont largement contribué à l’effort de redressement des comptes publics.

Commentaire : La ficelle est grosse à avaler :

Voilà plus de cinq ans que le point d’indice n’a pas été revalorisé et d’un seul coup, avec une nouvelle Ministre, le gouvernement trouve un peu de monnaie au fond d’un tiroir ( dans un budget déficitaire)pour essayer de faire un micro geste salarial envers les serviteurs de l’état, de la République.

Ne soyons pas dupe, certes il y a 2017 et l’élection présidentielle (dont le sortant espère le doublé), et « 5,5 millions d’électeurs fonctionnaires, ce n’est pas rien ! »

mais il y a surtout la loi travail à faire passer.

La manœuvre est claire : désolidariser les travailleurs du public et du privé face à la grogne croissante de jour en jour des mécontents qui refusent (quoiqu’en disent le Premier Ministre et la Ministre du travail) l’anéantissement du code du travail, des conventions collectives puis après des statuts des fonctionnaires.