Le petit livre jaune du Medef pour créer un million d’emplois

, par Michel DECAYEUX

Le Medef publie un document où il met sur la table des mesures à débattre dans le but de créer un million d’emplois d’ici à 2020. Ce programme préfigure une action dans la durée en faveur de l’emploi, avec site internet et engagements tous azimuts.

C’est un "petit livre jaune" (la blague fait fureur au Medef) d’une centaine de pages qui synthétise les propositions du mouvement patronal pour "créer un million d’emplois d’ici à 2020", assure Pierre Gattaz, son président. On y retrouve détaillées et chiffrées les propositions qui avaient été publiées la semaine dernière par nos confrères des Echos, comme la négociation de la durée du travail au niveau de l’entreprise ou de la branche, la suppression de jours fériés, la création de nouveau contrat de travail plus souple. Les réactions vives des syndicats de salariés sur les fuites de ce programme avaient retardé la présentation de ce livre pour ne pas entrer en conflit avec l’agenda politique chargé de la semaine dernière : le vote de confiance du gouvernement à l’Assemblée et la conférence de presse du Président. Les propositions sont regroupées en quatre rubriques : engager un nouveau dialogue social, améliorer la compétitivité des entreprises, favoriser l’investissement et libérer des dynamiques de création d’emplois, cette dernière thématique regroupant surtout des propositions sectorielles. TOUS AUTOUR DE PIERRE GATTAZ Pour cette annonce, le Medef avait réservé le grand amphithéâtre de l’avenue Bosquet où des adhérents et responsables de fédérations étaient venus en masse pour prendre connaissance et applaudir les différentes propositions. Pour bien montrer qu’il s’agit des propositions du Medef et non pas de celle de Pierre Gattaz, ce dernier a partagé la tribune avec trois vice-présidents du Medef, Patrick Bernasconi, Geoffroy Roux de Bézieux et Jean-François Pilliard. Thibault Lanxade est lui resté assis au premier rang. Pour illustrer les leviers mobilisables à court terme (les mesures sectorielles), ce sont des présidents de fédérations qui sont venus illustrer les possibilités de création dans leur secteur : Christian Lajoux pour la santé, Jacques Chanut pour le bâtiment, Maxime Aiach pour les services à la personne et Frédéric Bedin pour le tourisme et l’événementiel. Cette annonce - qui doit être suivie d’une mobilisation générale en faveur de l’emploi avec notamment un site Internet où les chefs d’entreprises peuvent s’engager - a été suivie par la présentation de premières initiatives de terrain, dont celle de La ligue de football professionnel ou encore celle d’un chef d’entreprise, Jean-Michel Marca, qui a déjà ouvert deux centres d’affaires de proximité situées au rez-de-chaussée d’immeuble d’habitation situées dans des zones défavorisées.

Dialogue social, marché du travail, fiscalité : Pierre Gattaz ne veut s’interdire aucun sujet Le projet du Medef pour créer 1 million d’emplois explore tous les champs de l’activité économique de manière transversale et sectorielle

Inverser la hiérarchie des normes Revoir la durée du travail Refondre le CDI en contrat de projet Transformer le Cice en baisse de charges

Commentaire : P. Gattaz se serait-il inspiré du livre d’un éminent dictateur d’Asie : le petit livre rouge du célèbre MAO STE TOUNG.

Probablement que le président du MEDEF rêve de pouvoir mener les travailleurs français comme l’a fait ce dirigeant chinois avec son peuple qui était taillable et corvéable à merci, devait être flexible à tout ,en tous temps et en tous lieux, avec un bol de riz en contrepartie de dures journées de labeur.

Medef : le pin’s "1 million d’emplois"... fabriqué (aussi) en République tchèque

L’emblème du programme du Medef contre le chômage est fabriqué en République tchèque même si l’organisation patronale assure qu’il ne s’agit que d’une partie minoritaire du pin’s

Le désormais célèbre pin’s jaune affichant "1 million d’emplois", emblème du programme choc du Medef pour lutter contre le chômage en France, est en partie fabriqué en République tchèque, ont expliqué mercredi l’organisation patronale et son fournisseur. "Nous les faisons fabriquer en France pour une partie et en République tchèque pour une autre", a précisé Richard Avron, le P-DG d’AD Distribution, PME basée à Clichy, en région parisienne, qui a vendu entre 20 000 et 25 000 épinglettes au Medef après avoir proposé plusieurs modèles. "Toute la création, l’infographie, est gérée chez nous en interne et nous sous-traitons auprès d’un atelier de bijouterie-joaillerie de Paris, qui assemble la partie métallique fabriquée en République tchèque et la résine fabriquée en région parisienne", explique-t-il. Richard Avron évalue à 65 % la partie du coût total revenant à la France et 35 % celle engagée en République tchèque. Le pin’s a même été fabriqué à 100 % en France à une centaine d’exemplaires dans ses débuts, car le Medef était "très pressé", dit-il

"Pour les grosses séries, il a fallu s’adresser à l’usine tchèque pour des questions de coût. Dans une économie mondialisée, on essaye de trouver le produit de la meilleure qualité possible au meilleur prix", explique le patron de cette petite société de sept salariés. Quant à la cartonnette sur laquelle est présentée l’épinglette neuve, elle est fabriquée en France. "Ouf ! On a sauvé l’honneur, mais sachez que comme dans toute l’industrie au monde, il y a des pièces qui arrivent de part et d’autre et en effet la majorité de ce pin’s est faite en France", a déclaré le président du Medef Pierre Gattaz, en réponse à une question sur le