Chômage : « C’est le début de l’inversion » de la courbe, assure Sapin

, par Michel DECAYEUX

le 29.11.2013 le Figaro - Le Parisien

Pas de cocorico, comme l’a ordonné l’Elysée, mais de l’autosatisfaction quand même. Au lendemain de la publication des chiffres du chômage, marqués par une diminution de 20500 demandeurs d’emploi en catégorie A, Michel Sapin n’a pas boudé son plaisir. « Le fait du jour c’est que le nombre de chômeurs a diminué. Ne le prenons pas comme la réussite d’un pari, c’est le résultat d’une politique », a déclaré sur France Info le ministre du Travail.

Après des mois et des mois à commenter la hausse du chômage, le ministre a enfin pu vanter les mérites de l’action du gouvernement - en particulier la mise en place des contrats aidés - en se fondant sur des chiffres qui ne semblent pas cette fois le résultat d’un bug informatique. « Un chiffre ne fait pas une tendance » Michel Sapin l’a assuré sans détour : « C’est le début de l’inversion » de la courbe du chômage. Mettre un terme à la spirale du chômage avant la fin 2013, c’est la promesse phare de François Hollande depuis son élection il y a 18 mois. « Pour qu’elle puisse être tenue, il faut que ça commence. Donc ça commence », a-t-il affirmé. Il était temps, car il ne restait plus que deux mois, et la publication fin janvier des chiffres du mois de décembre, pour que l’exécutif tienne sa promesse. Encore faut-il que les deux mois à venir confirment cette embellie. « Un chiffre cela ne fait pas une tendance », a admis Michel Sapin, malgré tout optimiste. Car l’économie va mieux : « Elle frémit », selon ses propos. « L’activité économique reprend encore insuffisamment mais réellement. Et c’est la reprise de l’activité, donc de la croissance, qui doit permettre de confirmer dans les mois à venir les bons chiffres qui viennent d’être publiés. « Nous sommes entrés dans l’ère des résultats », a-t-il assuré. A voir dans les mois à venir.

De son côté, François Hollande reste toujours prudent, comme jeudi soir. « C’est une bonne nouvelle mais nous n’avons pas encore gagné la bataille. La bataille, elle continue », a déclaré le président de la République interrogé par la presse à son arrivée au sommet du Partenariat oriental.