Fronde anti-écotaxe : les bonnets rouges ne sont pas « made in Bretagne »

, par Michel DECAYEUX

Le Parisien/la Tribune

L’histoire était pourtant belle... Les bonnets rouges, devenus en quelques jours l’étendard de la révolte bretonne, étaient aussi le symbole du made in Bretagne. Armor-Lux n’avait pas manqué de surfer sur le nouveau rôle de son produit phare du moment, offrant 900 exemplaires de ce bonnet en coton, commercialisé au prix de 15 €,« En signe de solidarité et d’amitié », avait tenu à préciser Jean-Guy Le Floch, le PDG d’Armor-Lux ne manquant aucune occasion de donner échos à son geste.

Il se disait qu’à Quimper, les ateliers de la marque tournaient à plein régime pour confectionner par milliers ces bonnets. Las, il ne s’agissait plus là de produire, mais bien plus simplement « d’apposer la marque Armor-Lux » sur ces bonnets en acrylique venus... d’Ecosse comme l’a reconnu « en toute transparence » Jean-Guy Le Floch

Face à ce pic de demande, l’entreprise a en effet préféré « se tourner vers un confrère écossais ». La transparence ayant ses limites et le symbole ayant déjà assez souffert, impossible de savoir si les « bonnets bretons » avaient été fabriqués en Ecosse, en Asie ou ailleurs...