Les dates clés d’Abelia Décors

, par Michel DECAYEUX

le 15/03/2013 Par Courrier picard

1999 : Solvay revend Abelia Décors au groupe allemand VDN.

8 décembre 2004 : le tribunal de commerce place Abelia Décors en redressement judiciaire.

1 er juin 2005 : liquidation judiciaire d’Abelia Décors, 320 salariés sont licenciés.

De juin 2005 à 2009 : longues tractations pour la reprise des salariés par Unipackaging, dont le représentant, Henri Caresmel, jette l’éponge en mai 2009.

Début 2010 : rachat par la Ville d’Abbeville du site de 12 hectares, revendu à l’intercommunalité abbevilloise. Printemps 2013 : Des entrepreneurs doivent signer un compromis de vente pour intégrer ce site. Un avenir plus ensoleillé pour les friches d’Abelia et de la sucrerie En période de marasme économique, l’avenir des friches industrielles d’Abelia Décors et de la sucrerie, respectivement fermées en 2005 et 2008, semble s’éclaircir. Hier, Nicolas Dumont, maire d’Abbeville et président de la communauté de communes de l’Abbevillois (CCA), a évoqué leur reconversion. Il a également abordé l’avancée des zones d’activités commerciales à l’est d’Abbeville, avec le développement à Vauchelles, puis la création du parc des 3 châteaux d’eau.

1 CHIMIE VERTE ET VENTE SUR INTERNET CHEZ ABELIA DÉCORS Ce site de 11 hectares, abritant 26 000 m² de bâtiments, est la propriété de la CCA après avoir été celle de la Ville qui l’avait racheté au liquidateur judiciaire. Sans activité depuis 2005 et la fermeture d’Abelia Décors, fabrique de papier peint employant 300 salariés, ce secteur a enfin un projet. Pour reconvertir cette friche, la CCA travaille avec la société immobilière Sodearif, filiale de Bouygues bâtiment, pour la réhabilitation du site, via Brezillon, filiale du même groupe. Ce site accueillera des activités artisanale, industrielle, logistique et tertiaire. « Des entreprises ont manifesté un intérêt. Elles sont dans les secteurs de la chimie et de la vente sur internet. Ce sont des dossiers longs. Nous attendons la signature de deux (entrepreneurs) qui créeront une centaine d’emplois dans un premier temps, 80 pour l’un et 20 pour l’autre », indique Nicolas Dumont, sans vouloir citer de noms. Courant avril, ces deux acteurs devraient signer un compromis de vente avec la Sodearif. La réhabilitation des bâtiments débuterait au premier trimestre 2014. À terme, quelque 300 emplois seraient créés sur cette zone, soit autant qu’à la fermeture d’Abelia Décors.

2 LOGEMENTS, COMMERCE DANS L’ANCIENNE SUCRERIE La célèbre cheminée de l’ex-sucrerie, fermée en 2008, retrouvera un peu de vie autour d’elle. Le site, composé de trois parcelles d’une surface de plus de 10 hectares (site de la sucrerie, aire à pulpes, aire à betteraves), est toujours la propriété de Tereos. Cette entrée nord de la ville doit permettre l’émergence d’un nouveau quartier, sur lequel travaillent la CCA et la Chambre de commerce et d’industrie.

Les deux plus grands sites (aire à betteraves et site de la sucrerie) intéressent Immomousquetaires, filiale immobilière des Mousquetaires (groupe Intermarché), pour y transférer ses deux magasins plus au nord (Intermarché et Bricomarché). Le groupe assurerait l’aménagement dans le cadre du programme défini par l’intercommunalité abbevilloise.

Sur le papier, ce projet prévoit la construction de logements rue Jean-Mennesson et de la Grande rue de Thuison. Un pôle commercial serait donc créé avec le transfert d’Intermarché et de Bricomarché, puis l’implantation d’enseignes du groupe (Roady, centre automobile des Mousquetaires). Des services de proximité (maison de la presse, pharmacie) redonneraient également vie à ce quartier qui n’a qu’un commerce de bouche, rue Menchecourt. Un hôtel deux étoiles de 70 chambres et des enseignes de la restauration (Poivre Rouge est cité) sont annoncés, tout comme un futur pôle culture et loisirs. Là également, 300 emplois sont attendus, en comptant le transfert de la centaine d’Intermarché et de Bricomarché. Quant à la troisième emprise foncière, l’aire à pulpes, elle doit accueillir des logements et ne sera pas aménagée par Immomousquetaires.

Côté calendrier, Immomousquetaires doit signer rapidement un compromis de vente avec Tereos, le dossier étant ensuite présenté en commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) début avril. Suivraient ensuite, début 2014, les travaux de voirie et la construction des bâtiments.

3 POURSUITE DU DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL À L’EST L’entrée Est d’Abbeville concentrera des enseignes commerciales. Après la zone d’activités commerciale de Vauchelles (Bricoman, Intersport, Casa...), dont une deuxième tranche est prévue, suivra le parc d’activités des 3 châteaux d’eau, de l’autre côté de la route d’Amiens (RD 1001). Ces aménagements ont pour objectif d’enrayer « l’évasion commerciale vers Amiens ou Merlimont », selon Nicolas Dumont. Des enseignes de l’équipement de la maison (électroménager et ameublement), puis des secteurs culture, loisirs et sport sont attendues comme Décathlon et Euronics (groupe Boulanger, électroménager). La viabilisation de ce secteur est prévue au 3 e trimestre 2014 et une ouverture des commerces en 2015. Cent cinquante emplois seraient créés.

4 CLAP DE FIN POUR LA ZAC BAIE DE SOMME D’une surface de 26,5 hectares, route d’Hesdin, la ZAC Baie de Somme n’a jamais été aménagée, malgré de multiples annonces d’arrivées de grandes enseignes, comme Carrefour, assorties de la création de 600 emplois. Il n’en sera rien. Ces terrains, appartenant à Immomousquetaires, ont été rachetés par la CCI littoral normand picard pour y implanter une activité économique non commerciale. Les premières parcelles viabilisées pourraient être livrées en 2015.