CLAIROIX (60) Suez bien placé pour reprendre le site Conti

, par Michel DECAYEUX

Mercredi 28 Novembre 2012 Le courrier Picard

Les négociations sont bien avancées entre le géant mondial de la gestion de l’eau et des déchets et Continental. 150 emplois pourraient être créés dans un premier temps.

Une activité va-t-elle enfin reprendre sur le site Continental de Clairoix ? Un nom circule : Suez environnement. Ce que confirme le président UMP de l’Agglomération de la région de Compiègne, Philippe Marini : « C’est vraisemblable. »

Il précise : « L’affaire est chez le notaire pour un ajustement et les conditions techniques qui s’appliquent sur ce site. C’est un projet très concret. »

Et d’enchaîner, au conditionnel : « Il y aurait un centre de tri et de traitement des déchets industriels non dangereux. Par ailleurs, plusieurs entreprises s’installeraient pour des activités tertiaires, des filiales du groupe Suez environnement. L’emprise est très grande. »

150 emplois dans un premier temps L’emplacement dispose de plusieurs atouts : proximité des voies ferrées, de la rocade et de l’autoroute A1. La voie d’eau pourrait s’en révéler un, mais le projet de canal Seine Nord Europe a du plomb dans l’aile. Le sénateur-maire de Compiègne ne baisse cependant pas les bras et défend ardemment le projet.

L’arrivée de Suez environnement apporterait environ 150 emplois, dans un premier temps, sur ce site, où travaillaient 1 100 salariés, avant la fermeture de la manufacture de pneus.

Des anciens Conti pourraient-ils être réembauchés ? « J’espère, mais ce n’est pas moi qui vais recruter, commente Laurent Portebois, le maire de Clairoix. Il y avait suffisamment de qualifications dans cette usine pour rendre service aux besoins du nouveau groupe et ses activités liées à l’environnement ; un secteur qui va se développer dans les années à venir. »

L’élu a reçu des gages pour la tranquillité des riverains. « Il y aura des autorisations administratives, une enquête publique… » Surtout, il se réjouit de ne pas se retrouver avec une friche sur les bras.

À l’heure actuelle, le site est d’ailleurs entretenu par les bons soins du géant du pneu. « Continental s’engage à entretenir le site en en collaboration avec le repreneur, pendant toute la durée des démarches administratives. »

La dépollution ? « Elle n’est pas complètement terminée, une bonne partie a été faite. » Le maire espère désormais que les négociations seront bouclées d’ici la fin de l’année : « Ce serait un beau cadeau à glisser dans la hotte du Père Noël. »