Bourse du Travail
rue Fernand Pelloutier
60100 - CREIL
l’UD FO 60, par déclaration de la Commission Administrative en date du 15 juin 2009, estime qu’il est nécessaire de faire le point.
Il ne fait aucun doute pour personne que le gouvernement, sous l’égide de l’Union Européenne, porte des coups très rudes contre tous les salariés : licenciements, suppressions d’emplois, blocage des salaires, attaque sans précédent contre la Sécurité Sociale, remise en cause de l’accès aux soins égalitaire pour tous, destruction des services publics. Il est clair aussi qu’il a l’intention de poursuivre ses agressions.
Il ne fait aucun doute que la masse des salariés et la population n’acceptent pas. La preuve : ils répondent à chaque fois massivement aux appels des 8 organisations syndicales et à tous les appels des syndicats dans tous les conflits. C’est le cas dans tous les secteurs.
Mais, comme n’importe quel observateur objectif, l’UD FO 60 le constate : les journées saute-mouton, les actions diversifiées, les manifestations jours fériés, aussi suivies soient-elles n’ont pas fait reculer le gouvernement d’un pouce ; et il vient de confirmer sa volonté de supprimer 35 000 emplois dans la fonction publique.
L’UD FO 60 approuve totalement l’appréciation de la Confédération FO que « des manifestations, même réussies, n’ont pas fait bouger les pouvoirs publics et les employeurs. ». Elle soutient la proposition confédérale de « 24 heures de grève dans le public et le privé » faite aux autres organisations.
L’UD FO 60 considère que ce serait là un premier pas conséquent pour répondre aux attentes des millions de salariés qui veulent préserver leurs droits, conventions collectives, statuts et ne pas être licenciés.
L’UD FO 60 s’inquiète :
de la poursuite dans cette voie d’actions à répétition, comme cela est à nouveau proposé le 26 mai, sans le moindre appel à la grève puis, considérant que la journée du 13 Juin n’a eu aucun résultat, c’était un samedi ;
du positionnement des dirigeants des autres organisations syndicales :
à refuser la proposition de notre Confédération d’une grève franche et nette ;
à refuser la grève ;
à refuser l’action efficace.
Pendant ce temps, les coups continuent à pleuvoir et s’accentuent.
L’UD FO 60, comme la Confédération FO, refuse cette logique qui laisse le champ libre au gouvernement et au patronat. Elle n’en est pas partie prenante.
Personne ne saurait accuser Force Ouvrière de division. L’UD FO 60 estime, cependant que l’unité ne peut se faire que sur des revendications claires :
augmentation générale des salaires : 200 € pour tous, revalorisation de 15% du SMIC ;
retrait des lois et décrets Bachelot – Darcos – Pécresse contre l’hôpital, la sécu, l’école et la recherche ;
zéro licenciement ;
défense des services publics et renationalisation de ceux déjà privatisés. Non à la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques).